14.04.2007

Amicale de locataires indépendantes, oui mais ...

Il n'est pas simple d'être une amicale de locataires indépendantes à l'OPAC. Voici plusieurs mois maintenant que celle du 20 rue de la Vistule tente de rassembler les locataires pour une assemblée générale ... en vain. Car pour réunir les locataires à la Maison des Associations de Paris, il faut que l'Amicale soit assurée.

Nous prenons contact avec plusieurs assureurs... Et là stupeur ! Aucune ne veut nous assurer ? Pourquoi ? La réponse n'est jamais claire. En tout cas une chose est sure : nous serions une amicale sportive ou nous ferions du macramé nous aurions été assurés, mais la défenses des intérêts de locataires et l'amélioration des rapports locataires/OPAC n'est pas reconnue.

La liste des refus est longue : MAIF, MATMUT, CIC (ACM), SOCIETE GENERALE...

Sans compter qu'à la Maison des Associations ont vous réplique que de toute façon même si vous êtes assuré rien ne dit que vous aurez accès à la structure. La responsable de la maison du 13ème estime même que les amicales de locataires OPAC n'en ont pas besoin. Car elle croit savoir que l'OPAC fournit aux amicales une salle pour se réunir (???!!!). Evidemment c'est faux.

Et l'on ne peut qu'amèrement constater que nous ne sommes pas tous sur un pied d'égalité.

Car si vous appelez n'importe quelle Maison des Associations  de Paris en précisant que vous êtes une amicale de locataires non assurée mais que vous êtes affiliée à la CNL ou au SLC alors là pas de problème : la porte est ouverte et dans n'importe quelle Maison à Paris !!!

Alors quand je lis les pages 6 et 7 d'OPAC Mag (AVRIL 2007) je me demande de qui se moquent-ils ?

Et je manque de m'étouffer quand je lis qu'en plus l'OPAC fait des appels à projets comme le soutien scolaire, la lutte contre la violence ou bien encore des ateliers bricolage.

L'OPAC peut ainsi se désengager petit à petit de ses obligations en reportant les difficultés sur les amicales (affiliées ou non).

Les amicales devront donc se former pour remplacer le GPIS ?! Va falloir prévoir un budget nourriture pour les chiens d'attaques. Ou bien encore  acheter des manuels scolaires et remplacer les profs de l'éducation nationale ?

Des cours de bricolages permettront peut-être de rattraper les travaux de réhabilitations tout autant scandaleux qu'immondes.

Bref, bien détournés de nos occupations actuelles chronophages (contrôle des charges, les réhabilitations, ...) l'OPAC pourra en faire moins tout en restant médiocre ... en toute tranquillité.

24.01.2007

Vu dans la presse

Vu dans le Parisien aujourd'hui. Un article confirmant que la réduction de la somme "personnel gardien" fait bien suite au jugement rendu dans le cadre du procès SLC contre OPAC. medium_07-01-23_LEPARISIEN.jpg

  Pour lire l'article, cliquer sur le lien : 07-01-23_LEPARISIEN.pdf

12.12.2006

SLC vainqueur en appel : les locataires sont-ils réellement gagnants ?

Fin Septembre, le Syndicat du Logement et de la Consommation (SLC-CSF) remporte devant la Cour de Cassation le conflit qui l'oppose à l'OPAC concernant "la récupération abusive des salaires du gardien dans les charges locatives". Ainsi les locataires n'auront plus à payer les 75% du salaire de leur gardien, au prétexte que celui-ci n'effectue plus en totalité les tâches d'entretien des parties communes des immeubles (ménage et ordures ménagères).

Si certains locataires se frottent déjà les mains, nous ne sommes pas sûrs qu'il faille se réjouir trop vite. Car si le Conseil d'Administration de l'OPAC a confirmé le 18 Octobre dernier que l'Office reviendrait au respect des dispositions légales sur l'ensemble de son patrimoine, nous pouvons penser que le retour de bâton risque d'être douloureux.

La suppression définitives des gardiens semble se profiler à l'horizon 2007. Remplacés à raison d'un agent pour 300-400 appartements, les services rendus nous serons totalement facturés ! Mais quels services d'ailleurs ?

Car plus de gardien cela signifie aussi moins de services en directs, pas de récupération des paquets et autres plis recommandés, moins (ou plus du tout ?) de surveillance de groupe, moins de proximité.

Le SLC dans sa démarche "logique" a-t-il pesé toutes les conséquences à venir de cette victoire ?