15.03.2009

Réunion d’associations de locataires HLM

Le 26 Mars, l'Association des Locataires de l’Ilot Caillaux (ALIC) et l'Association des Locataires du Groupe Italie (ALGI), convient les Associations et autres amicales de locataires à une réunion à la Maison des Associations, 11 rue Caillaux 75013 Paris.

Voici l'extrait de l'invitation:

"En effet il y a urgence !
Comme vous le savez, la loi Boutin dite « de mobilisation pour le logement et lutte contre l’exclusion » (définitivement adoptée 19 février 2002) comporte des attaques sans précédent contre le logement social et les locataires HLM. Nous vous proposons de nous réunir le 26 mars pour déterminer collectivement comment défendre les locataires de nos cités en particulier sur les deux grandes questions qui préoccupent tout le monde : les surloyers et la remise en cause du maintien dans les lieux.


1.      Les surloyers
Depuis l’adoption du décret du 21 août 2008, mis en application à compter de janvier 2009, les suppléments de loyer – appelés « suppléments de loyer de solidarité (SLS) » - ont explosé en étant multipliés par 4, 5 ou plus. Mais en plus, la loi Boutin abaisse de 10 % supplémentaires le montant des plafonds de ressources. Cela va accroître de plusieurs centaines de milliers le nombre de foyers assujettis aux surloyers et augmenter encore leur montant. Si nous ne sommes pas opposés à l’esprit de solidarité, nous refusons ce « racket » organisé qui n’a qu’un but : accréditer l’idée que certains locataires de HLM sont des « nantis », les opposer à d’autres locataires et les chasser des HLM. Mais pour aller où quand on connaît le prix des loyers libres à Paris? Cela va accélérer la « ghettoïsation » des HLM en diminuant la mixité sociale mais ne résoudra en rien la crise du logement.


2.      La remise en cause du droit au maintien dans les lieux
La loi Boutin remet en cause le droit au maintien dans les lieux des locataires de logements HLM (lorsqu’ils ont moins de 65 ans) lorsqu’ils sont en « sous occupation ».  Dorénavant, une fois ses enfants partis, un couple occupant quatre ou cinq pièces ou une personne seule occupant trois ou quatre pièces, même s’ils reçoivent régulièrement leurs petits enfants ou des membres de leur famille devront déménager, quitter un logement peuplé de souvenirs qu’ils occupent parfois depuis plus de 20 ou 30 ans, se défaire de la plus part de leurs meubles, quitter un quartier auquel ils se sont attachés où ils ont leurs habitudes et leurs amis.
 
Nous souhaitons unir les efforts de nos associations sur ces deux points afin de pouvoir ensemble demander au Maire de Paris, Monsieur Delanoë, au Maire du 13ème, Monsieur Jérôme Coumet ainsi qu’aux Présidents des sociétés HLM (Paris Habitat, RIVP etc.) qui dépendent de lui, de ne pas appliquer des mesures aussi injustes vu les loyers appliqués dans le privé à Paris.
 
Comptant sur vous, cordialement,"

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